Assurance Décennale électricien

  1. Accueil
  2. Assurance décennale électricien : guide complet garanties 2026

Calculez votre assurance décennale en 2 minutes

Obtenez un devis personnalisé selon votre activité.
Tarif immédiat, sans engagement.

1
Entreprise
2
Activité
3
Finances
4
Historique
5
Coordonnées

🏢 Identification de votre entreprise

Commençons par les informations de base de votre société

🏗️ Votre activité professionnelle

Détaillez votre corps de métier et vos types de travaux

💰 Données financières

Ces informations sont essentielles pour établir votre tarif

Basé sur votre dernier exercice comptable

Pourcentage de votre CA réalisé en sous-traitance

📊 Historique et garanties

Votre expérience en assurance décennale

Devis en 5 minutes

Simulateur rapide et intuitif

💰

Tarifs compétitifs

Meilleur rapport qualité/prix

🏆

Expert du BTP

Spécialistes de l'assurance décennale

📞

Accompagnement dédié

Conseiller à votre écoute

Vous êtes électricien ? Vous intervenez sur l’un des systèmes les plus sensibles d’un bâtiment : l’installation électrique.

Un défaut de conception, une erreur de dimensionnement ou un non-respect des normes peut provoquer des conséquences dramatiques : incendie, électrocution, panne totale rendant le logement inhabitable.

Ces risques expliquent pourquoi l’assurance décennale est non seulement obligatoire, mais absolument indispensable pour exercer votre métier en toute légalité.

Cette garantie vous protège des conséquences financières désastreuses qu’un sinistre électrique pourrait entraîner : reprises complètes d’installations, dégâts liés à un incendie, relogement de familles…

Pourquoi l’assurance décennale est obligatoire pour les électriciens ?

Les installations électriques concernées par l'obligation

Tous les travaux électriques ne sont pas soumis à l’assurance décennale. Voici comment distinguer les interventions couvertes de celles qui ne le sont pas :

Travaux obligatoirement couverts (installations décennales) :

  1. Installations électriques complètes
  • Pose du tableau électrique général
  • Installation des circuits d’alimentation encastrés
  • Mise en place du réseau de distribution
  • Raccordement au compteur et au réseau public
  • Installation de tableaux divisionnaires
  • Pose de chemins de câbles et gaines techniques
  1. Équipements électriques intégrés
  • Installation de chauffage électrique (radiateurs, planchers chauffants)
  • Mise en place de VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée)
  • Installation de systèmes de climatisation intégrés
  • Pose de portails et volets roulants électriques
  • Installation de systèmes d’alarme et de vidéosurveillance intégrés
  • Mise en place d’éclairages extérieurs encastrés
  1. Mises aux normes et rénovations électriques
  • Réfection complète d’une installation électrique
  • Mise aux normes NF C 15-100
  • Modification structurelle du réseau existant
  • Ajout de circuits pour extension ou surélévation

Travaux NON soumis à l’assurance décennale :

  • Simple dépannage sans modification de l’installation
  • Remplacement d’un disjoncteur à l’identique
  • Changement d’interrupteurs ou de prises murales
  • Remplacement d’ampoules ou de luminaires démontables
  • Recherche de panne et réparation ponctuelle
  • Entretien de VMC (nettoyage, changement de filtres)

Si votre intervention crée, modifie ou complète une installation pouvant affecter la sécurité ou l’habitabilité du bâtiment, vous devez être couvert par une assurance décennale. En cas de doute, considérez que vous êtes concerné.

Le cadre légal spécifique aux électriciens

L’obligation d’assurance décennale découle de la loi Spinetta du 4 janvier 1978 (articles L241-1 et suivants du Code des assurances). Cette loi s’applique à tous les professionnels du BTP, y compris les électriciens.

L’assurance doit être souscrite avant le démarrage du premier chantier. Vous devez être en mesure de présenter votre attestation au client avant la signature du devis ou du contrat de travaux.

Qui est concerné ?

  • Électriciens auto-entrepreneurs
  • Artisans électriciens en entreprise individuelle
  • Sociétés d’électricité (SARL, SAS, EURL)
  • Entreprises générales incluant l’électricité
  • Électriciens travaillant en sous-traitance
  • Électriciens spécialisés (domotique, alarme, photovoltaïque)
Les sanctions en cas de défaut d'assurance décennale

Un électricien a installé un tableau électrique complet dans une maison neuve en 2020 sans assurance décennale. En 2023, un court-circuit provoque un incendie qui détruit une partie de la maison. Coût total : 142 000 € (dégâts structurels + relogement).

L’électricien, non assuré, a été condamné à payer l’intégralité sur ses fonds personnels. Sa micro-entreprise a fermé, et ses biens personnels (véhicule, équipement) ont été saisis pour rembourser la dette.

Exercer en tant qu’électricien sans assurance décennale vous expose à des risques majeurs :

Type de sanction

Conséquence

Exemple/Montant

Pénale

Délit sanctionné par le Code des assurances

Jusqu’à 75 000 € d’amende + 6 mois d’emprisonnement

Civile

Responsabilité personnelle illimitée

Montant total des réparations (souvent 50 000 € à 300 000 €)

Commerciale

Refus du client, perte du chantier

Perte immédiate du CA

Administrative

Interdiction temporaire ou définitive d’exercer

Plusieurs mois à plusieurs années

Réputation

Perte de crédibilité professionnelle

Avis négatifs, bouche-à-oreille défavorable

Que couvre l’assurance décennale pour un électricien ?

Les sinistres décennaux en électricité : exemples concrets

Votre assurance décennale intervient uniquement pour les désordres graves qui :

  • Compromettent la solidité de l’ouvrage (incendie d’origine électrique)
  • Rendent le bâtiment inhabitable ou impropre à sa destination
  • Créent un danger pour la sécurité des occupants

Sinistres fréquents couverts en électricité :

  1. Incendies d’origine électrique

Vous installez le tableau électrique d’une extension neuve. Dix-huit mois après la réception, un court-circuit dû à un serrage insuffisant provoque un incendie qui détruit une partie de l’habitation. Coût des réparations : 95 000 € (structure + électricité + finitions). L’assurance décennale prend en charge l’intégralité.

  • Court-circuit provoqué par un défaut d’installation
  • Surcharge du réseau due à un sous-dimensionnement
  • Défaut d’isolation provoquant un échauffement
  • Non-respect des normes de sécurité causant un départ de feu
  1. Pannes totales rendant le logement inhabitable

Installation électrique complète d’un appartement avec un câblage insuffisant pour la puissance souscrite. Dès l’emménagement, disjonctions multiples dès l’utilisation simultanée de plusieurs appareils. Le diagnostic révèle un sous-dimensionnement complet nécessitant la reprise totale de l’installation. Coût : 32 000 €. Couvert par la décennale.

  • Installation défectueuse provoquant des disjonctions permanentes
  • Tableau électrique non conforme nécessitant une réfection complète
  • Défaut de mise à la terre créant un danger d’électrocution
  • Câblage sous-dimensionné provoquant des surchauffes répétées
  1. Défauts d’installation de systèmes intégrés
  • VMC défectueuse provoquant humidité et moisissures (insalubrité)
  • Chauffage électrique mal installé créant des dysfonctionnements permanents
  • Portail électrique dangereux (risque d’écrasement par défaut de sécurité)
  • Alarme incendie non conforme empêchant la délivrance du permis d’habiter
  1. Installations non conformes aux normes

Rénovation électrique complète d’une maison. L’installation ne respecte pas la norme NF C 15-100 (absence de différentiels 30mA dans les salles d’eau). Coût de la mise en conformité : 18 000 €. Couvert par la décennale.

  • Installation ne respectant pas la norme NF C 15-100
  • Défaut de protection différentielle créant un risque d’électrocution
  • Absence d’équipotentialité dans les salles d’eau
  • Réseau non conforme refusé par le Consuel (impossibilité de mise sous tension)
Ce qui n'est PAS couvert par la décennale
  • Panne d’un équipement démontable (lampe, appareil électroménager)
  • Dysfonctionnement d’un interrupteur ou d’une prise (garantie biennale)
  • Usure normale des composants électriques
  • Défaut d’entretien (VMC encrassée, tableau poussiéreux)
  • Dégâts causés par la foudre (assurance habitation)
  • Surconsommation électrique anormale sans danger
  • Défauts esthétiques (boîtiers mal alignés, câbles apparents)
Plafonds de garantie recommandés pour les électriciens

En électricité, les sinistres peuvent rapidement devenir très coûteux en raison des risques d’incendie et de reprises complètes d’installation.

Un incendie d’origine électrique dans un immeuble collectif peut rapidement dépasser 500 000 € (dégâts multi-étages, évacuation, relogement, perte d’exploitation). Un plafond de 1 000 000 € est un minimum sécurisant pour un électricien confirmé.

Pour comprendre tous les aspects de cette assurance essentielle au secteur de la construction, consultez notre guide complet sur l’assurance décennale BTP.

Type d’activité électricité

Plafond minimum

Plafond recommandé

Dépannage et petites interventions

300 000 €

500 000 €

Installations électriques résidentielles

500 000 €

1 000 000 €

Électricité + domotique + alarme

1 000 000 €

1 500 000 €

Bâtiments collectifs et tertiaires

1 500 000 €

3 000 000 €

Installations industrielles

3 000 000 €

5 000 000 €+

Combien coûte l’assurance décennale pour un électricien en 2026 ?

L’électricité est considérée comme un métier à risque moyen-élevé par les assureurs, en raison des dangers liés aux installations électriques (incendie, électrocution). Les électriciens paient généralement 30% à 50% moins cher que les maçons en gros œuvre, dont les risques structurels justifient des primes plus élevées.

Cette logique tarifaire s’applique également aux plombiers qui cumulent chauffage et gaz, avec des majorations comparables pour chaque spécialité ajoutée.

Profil électricien

Chiffre d’affaires

Tarif annuel moyen

Auto-entrepreneur débutant

< 30 000 €

1 800 € – 2 500 €

Auto-entrepreneur confirmé

30 000 € – 70 000 €

2 300 € – 3 500 €

Artisan électricien (1-3 salariés)

70 000 € – 250 000 €

3 000 € – 6 000 €

Entreprise moyenne (4-10 salariés)

250 000 € – 600 000 €

6 000 € – 12 000 €

Grande entreprise (>10 salariés)

> 600 000 €

12 000 € – 25 000 €+

Comment choisir la meilleure assurance décennale pour votre activité d’électricien ?

1. Couverture exhaustive de vos activités électriques

Votre contrat doit mentionner explicitement :

  • Électricité générale (installation complète, rénovation)
  • Mise aux normes NF C 15-100
  • Installations de chauffage électrique (si applicable)
  • Domotique et automatismes (si vous en faites)
  • Systèmes d’alarme et sécurité intégrés (si applicable)
  • Photovoltaïque et énergies renouvelables (si applicable)
  • Travaux neufs ET rénovation
  • Interventions en sous-traitance (si applicable)

Erreur fréquente : Un électricien a souscrit pour « électricité générale » sans mentionner « domotique ». Lors d’un sinistre sur une installation domotique défectueuse, l’assureur a refusé la prise en charge. Coût à la charge de l’électricien : 28 000 €.

2. Plafond de garantie adapté à vos chantiers

Type de chantier

Plafond minimum

Plafond recommandé

Appartements, maisons individuelles

500 000 €

1 000 000 €

Immeubles collectifs

1 000 000 €

2 000 000 €

Bâtiments tertiaires, commerces

1 500 000 €

2 500 000 €

Installations industrielles, ERP

2 500 000 €

5 000 000 €+

3. Franchise raisonnable

La franchise électricien se situe généralement entre 1 500 € et 5 000 €.

Comment choisir ?

  • Marge nette moyenne d’un électricien : 25% à 35%
  • Sur un chantier de 8 000 €, marge = 2 000 € à 2 800 €
  • Franchise recommandée : 2 000 € à 3 500 € (absorbable sur 1 à 2 chantiers moyens)

Calcul de rentabilité :

  • Franchise 2 000 € → prime 3 800 €/an
  • Franchise 5 000 € → prime 3 000 €/an (économie 800 €)
  • Si vous avez un sinistre tous les 6 ans, la franchise basse est plus rentable
4. Exclusions clairement définies

Exclusions acceptables :

  • Équipements démontables (luminaires, appareils)
  • Défaut d’entretien du client
  • Usure normale des composants
  • Défauts esthétiques sans impact fonctionnel

Exclusions problématiques (à éviter) :

  • « Installations complexes » (définition floue)
  • « Défauts non visibles » (trop vague)
  • « Installations collectives » (si vous travaillez sur des immeubles)
  • « Énergies renouvelables » (si vous faites du photovoltaïque)
5. Flexibilité du contrat

Vérifiez que vous pouvez :

  • Ajuster votre CA en cours d’année (croissance ou baisse)
  • Ajouter une activité via un avenant (exemple : ajout du photovoltaïque)
  • Suspendre en cas d’arrêt maladie longue durée
  • Transférer si vous changez de statut juridique (passage en société)

Les 5 erreurs à éviter lors de la souscription

Ne pas déclarer la domotique si vous en faites

Vous faites principalement de l’électricité classique, mais vous installez occasionnellement des systèmes domotiques (15% de votre activité). Pour économiser, vous ne déclarez pas cette activité.

Conséquence : Sinistre sur un système domotique défectueux → refus de prise en charge → vous payez 22 000 € personnellement.

Sous-estimer votre chiffre d'affaires

Vous déclarez 60 000 € de CA pour réduire la prime, mais vous réalisez finalement 95 000 €.

Conséquence : En cas de sinistre, règle proportionnelle → remboursement de seulement 60/95 = 63% du sinistre.

Choisir une franchise trop élevée

Pour économiser 500 €/an, vous acceptez une franchise de 10 000 € au lieu de 3 000 €.

Conséquence : Sinistre à 25 000 € → vous payez 10 000 € au lieu de 3 000 € → perte nette de 7 000 €.

Souscrire au dernier moment

Conséquence : Vous signez un gros chantier jeudi. Vous lancez votre demande d’assurance le mercredi. Délai : 5-7 jours. Vous n’avez pas l’attestation à temps → le client annule ou exige un report.

Oublier de mentionner la sous-traitance

Vous travaillez régulièrement en sous-traitance pour des entreprises générales (40% de votre activité). Votre contrat ne mentionne pas « travaux en sous-traitance ».

Conséquence : Sinistre sur un chantier en sous-traitance → refus de l’assureur → vous payez.

Cas particuliers fréquents pour les électriciens

Vous installez des panneaux photovoltaïques

Question : « Je commence à installer du photovoltaïque. Dois-je le déclarer ? »

Réponse : Oui, absolument. Le photovoltaïque est une activité spécifique à risques :

  • Raccordement au réseau électrique
  • Travaux en toiture
  • Installations produisant de l’électricité
Vous faites de la domotique avancée

Question : « J’installe des systèmes domotiques complexes (KNX, gestion d’énergie). Est-ce couvert ? »

Réponse : Oui, si déclaré. La domotique doit être mentionnée explicitement car elle implique :

  • Programmation complexe
  • Intégration de multiples systèmes
  • Risques de dysfonctionnements
Vous travaillez sur des installations industrielles

Question : « Je fais de l’électricité industrielle (machines-outils, automatismes). Faut-il une assurance spécifique ? »

Réponse : Oui, l’électricité industrielle est une spécialité à part entière :

  • Tensions élevées
  • Automatismes complexes
  • Risques de production

Articles en rapport

Quelle assurance décennale choisir à Paris en 2025

Quelle assurance décennale choisir à Paris en 2025

Dans le secteur du bâtiment, souscrire une assurance décennale Paris 2025 est une obligation légale mais surtout une protection essentielle. Cette garantie couvre les dommages compromettant la solidité d’un ouvrage ou le rendant impropre à l’usage pendant dix ans...

Qu’est-ce que l’assurance biennale

Qu’est-ce que l’assurance biennale

L’assurance biennale est une garantie essentielle dans le secteur de la construction. Elle protège le propriétaire d’un bien immobilier contre les désordres affectant les éléments d’équipement du bâtiment pendant les deux années suivant la réception des travaux....

Contactez-nous

Contactez-nous dès maintenant et trouvez l’assurance sur mesure qu’il vous faut avec Orizon !